Hier matin

7 novembre 2013 @ 14 h 54

Hier matin, tu as laissé échapper un sourire quand je t’ai dit que j’aimais bien être avec toi. Je l’ai vu. Je n’ai rien dit, pour ne pas te faire peur une fois de plus, mais je sais qu’en fait, tu veux aller plus loin que tu ne le dis.

Perdue

7 novembre 2013 @ 12 h 36

Ce soir, tu ne sais plus.
Fut une époque, tout était clair, tu savais que c’était l’homme de ta vie, tu savais que ce serait le père de tes enfants, tu savais que tu allais vivre ici ou là, ce que tu voulais comme présent, futur… Aujourd’hui, tout n’est que brouillard, un océan dans lequel tu tentes de sortir la tête hors de l’eau. Tu ne sais pas de quoi demain sera fait, toutes tes vérités se sont évaporées, toute ton assurance a été immolée…. Tu n’arrives même plus à acheter des vêtements, car ce serait te connaître, pouvoir dire ce que tu es, ce que tu veux être… Mais tu ne sais plus, tu es perdue.
Alors, chaque jour et chaque nuit, tu attends, tu bouillonnes, tu espère retrouver cette sécurité envolée… Un jour, peut-être, une nuit….

Shine on you crash diamond

31 octobre 2013 @ 23 h 29

J’écoute cette chanson, notre chanson.
Cela faisait des mois que je n’étais pas retombée dans ce doux autisme. Rester dans ma bulle, ou plutôt ce qui restait de notre bulle.
Comme dans un doux manteau je m’y blottis.
Cela fait du bien parfois, de se retourner pour y voir d’heureux souvenirs, pour mieux comprendre qu’il est possible d’en créer d’autres. Différents.
Alors j’écoute cette chanson avec l’espoir de te revoir, mais je ne m’attends pas à écouter cette chanson de la même manière. Peut-être n’écoutes-tu plus Pink Floyd. Peut-être as-tu oublié ce que nous avons eu.

Chant de crépuscule

31 octobre 2013 @ 22 h 42

Cité, pour toi un monstre froid, ici un monceau d’âmes qui chacune t’ignorent.
Parfois en suspend une s’arrête, te sourit, mêle son malheur au tien, t’enlace, te rejette, te reprend.
Parfois tu t’arrêtes, l’enlace, la rejette, la reprend.
Boulot, transport, marche, des sourires, des sales tronches.
Puis chant de crépuscule, entouré de béton. Ton écran, ta déprime, tes gazouillis, et personne.

Pour nous la cité, monstre froid, ici monceaux d’âmes qui chacune s’ignorent.
Parfois se suspendent et s’arrêtent, parfois s’enlacent, se rejettent, le temps d’un souffle s’unissent.
Puis chant de crépuscule dans les cages de béton. Parfois des mains tendues patientant pour une autre, parfois des plaintes gazouillantes, parfois des haines silencieuses, parfois la déprime et parfois les excès.

Patiente, au moins jusqu’au matin, et tente de l’écraser… Vers rampant sans route, lui le chant solitaire.

Why so serious ?

31 octobre 2013 @ 21 h 24

Parlons de ces gens qui font des blagues à longueur de conversation. Des blagues qui ne font rire qu’eux. Des boulets, de gros relous.

Il y a ce gars, très gentil et adorable au demeurant, mais d’une lourdeur qui concurrencerait le plus beau pachyderme que vous ayez l’occasion de voir dans votre vie. Ce gars vient me parler tous les jours. TOUS les putain de jours. Je me fais littéralement harceler sur les réseaux sociaux. Zéros sociaux. Il réagit à presque chacun de mes posts. Creepy. On parle boulot, perso, de chats, de trucs et d’autres : normal, quoi, ça passe le temps. Mais même si nos conversations sont agréables, est-ce que ça m’oblige à supporter son humour de merde ?

Comment réagir quand les piques subtiles que je lance de temps en temps pour lui signifier mon embarras restent incompréhensibles ? Quand la moindre référence culturelle que je cite nécessite une explication ? Quand, lorsque je préfère rester silencieuse après une démonstration de sa pitoyable prestation humoristique, il ressent le besoin d’expliquer sa vanne comme si mes deux neurones n’étaient pas capables de faire le lien dans ce qu’il racontait ? Parce que je viens de faire une blague qui lui a plu, il SE DOIT de surenchérir derrière coûte que coûte, c’est comme ça que ça marche dans sa tête ?

Stop. Sérieusement, stop.
Peut-être faut-il qu’il me pousse une grosse paire de couilles pour lui dire clairement que son humour ne m’atteint plus, que jusqu’ici je me suis trouvée bien polie de répondre par un smiley souriant plutôt que d’ignorer ses propos. Peut-être.
Le problème, c’est que de jours en jours, je redoute le moment où une petite fenêtre va se mettre à clignoter. Parce qu’elle le fera, la question, c’est QUAND. Combien de phrases passeront avant qu’il ressente le besoin de se sentir drôle et de me faire rire ?

Qu’il grandisse.
Ça me fait chier de penser ça, honnêtement. D’être une pince-sans-rire. Les gens n’ont pas le même humour, certes, mais je préfère qu’il s’abstienne parce que c’est clairement énervant. Je n’ai pas envie que son humour pourri crée une barrière entre nous, que les moments que l’on passe à discuter se transforment en une corvée plutôt que d’être un plaisir.
Je ne sais pas quoi faire.
Subir, ou réagir.

Conséquences.

RE:

31 octobre 2013 @ 14 h 13

Dans ma boîte mail, il y a ce courrier.
Dans ce courrier, il y a ton nom.

Mon coeur s’arrête.
Je souris.
Je clique sur le lien, et je parcours la destination.

Bien sûr, je ne suis pas dupe, il y a erreur sur la personne, mais l’ivresse de te retrouver, même dans un mensonge, est là.
Tout me revient en pleine figure, et je souris.

Solitude

31 octobre 2013 @ 13 h 47

Tu l’as voulu, tu l’as eu: la Solitude.

Je te présente S, une copine un peu pot de colle.
Si seulement elle pouvait être dispo juste le dimanche après-midi pour siroter a cup of thé…

Elle peut être manipulatrice, feindre l’importance d’être ensemble: ELLE et MOI…

Au début, tu apprivoises son quotidien reposant, cette recherche de moi et moi, tu aimes ses petits moments passés avec elle: ces matins tout doux cachés sous la couette, les shokobons dans une main, la zapette dans l’autre (enfin, tu as les commandes de la déesse TV, que Ex doudou s’était approprié comme territoire mâle…) et tu rencontres même une bonne amie de S: la fainéantise…

S. minaude à tes côtés et tu commences à t’en lasser. Le quotidien devient douloureux, elle t’oppresse, envahit ton espace, alors tu te découvres des affections pour les lieux publics, toi si pudique… Tu avances loin d’elle, et tu comprends que tu as besoin de réalité, là tout de suite… A toi, The real Life!
S. est une part de toi et quoiqu’il se passe tu ne l’oublieras pas.

C’est pas toi, c’est moi…

24 octobre 2013 @ 23 h 46

Le monde déteste cette phrase. Pourtant j’aime vivre avec. « C’est pas toi, c’est moi ». C’est moi. C’est moi qui n’arrive pas à penser une seule seconde que je suis bien. Que je suis charismatique, jolie. Que je mérite l’amour d’un proche. C’est vrai quoi. Comment tu pourrais ne serait-ce que t’attacher à moi. Même moi je n’y arrive pas.
Va-t-en, vite, avant que je ne te rejette, de peur que tu ne deviennes trop important dans mon monde.
Et toi, là, ne t’avise pas de m’adresser la parole. Tu m’as l’air trop intéressant. Trop ressemblant à mes espérances.
Aujourd’hui je préfère ne pas compter. Je ne compte pour personne. Celui-ci ne voit qu’une amie, l’autre ne me voit même pas.
Et celui-là… Eh bien celui-là restera l’unique, mais ne le saura pas. Peut-être ai-je compté pour lui, peut-être n’a-t-il pas oublié qui je suis.
Aujourd’hui j’ai pensé à lui, après toutes ces années. Toutes ces années de solitude. Sans lui, j’ai connu la solitude. En couple, j’ai connu la solitude. Car celui-là, c’était un peu moi, et surtout nous. J’aurais voulu lui dire « c’est pas toi, c’est moi. Je ne suis pas apte à marcher sur un fil comme le font tous ces amoureux. » Parce que c’est ça la vie, on ne peut pas toujours être fort et donner une confiance qu’on n’a pas encore apprivoisé. Seulement on peut parfois tricher, et se reposer sur l’autre.
Si seulement j’avais compris cela avant…

Aller-Retour (en arrière)

24 octobre 2013 @ 22 h 44

Après le rythme fou de la journée, la jungle urbaine, la course effrénée sur gazon bétonné parisien, une petite rue, des couleurs vives. Une expo temporaire d’une amie dans une librairie.
J’entre, entourée subitement de livres magnifiques; je ne suis plus habituée au parfum subtil du papier glacé, à ses reflets métalliques, à ce rendu parfait, cette douceur sous les doigts.
Je la vois, dans ses habits d’artistes, je la revois dix ans auparavant, déjà elle s’habillait pareil. Sauf qu’elle expose enfin, c’est ce qu’annonce son sourire.
Je lève la tête, cette tête alourdie, vieillie, vidée puis gavée de tout et n’importe quoi, abîmée par les angoisses précoces; je la redresse vers les oeuvres exposées, bijoux de poésie, intenses et douces et mystérieuses; je ne suis plus là. Je suis ailleurs et je suis heureuse. C’est bon d’être le public, c’est bon d’avoir découvert l’artiste avant de découvrir ses oeuvres.
Et je bois ce que je vois, je bois les conversations environnantes, j’engrange tout ce raffinement, vite, vite, j’emmagasine, j’écoute, je réponds, j’ai l’impression que l’étincelle de cette époque révolue veut crépiter de nouveau.
Je fais comme si je n’avais pas vu mon reflet dans la glace, là en face. Comme si je n’allais pas être de nouveau dévorée par la bête parisienne dès demain matin.
Parenthèse éphémère dans une librairie rouge aux tableaux poésie, je reviendrai!

Comme une envie….

24 octobre 2013 @ 22 h 41

Comme une envie de tout plaquer.
Comme une envie de disparaître.
Une envie de partir, et de trouver un refuge… Loin d’ici.
Cet endroit qui me fait rêver, cet endroit que j’estime être fait pour nous.
Car partir oui, mais jamais seule.
Avec toi.
Car où que je sois ma vie sans toi n’est pas concevable.
Alors parfois je t’en parle en riant de cet envie d’ailleurs.
Tu m’écoutes en souriant. Tu n’y crois pas sérieusement.

Nous sommes toujours ici.

Je me contente de rêver de cet ailleurs.