Les pleurs

14 novembre 2013 @ 12 h 47

En 1 sms tu as tout détruit, en 1 seule phrase tu as su réveiller toute ses peines.
Oui je t’aime et ce sentiment amoureux dépasse mon entendement, oui le coeur a ses raisons que la raison ignore.
Oui je pleure. Pourquoi?! Pour toi.

Problème(s)

14 novembre 2013 @ 11 h 12

Aujourd’hui, je ne vais pas forcément bien.
Je ne fais pas une dépression.
Tout de suite les grands mots.

Non, j’suis pas vraiment d’humeur, j’ai besoin d’une bonne dose de « mieux », de parler, d’exterioriser mes pensées négatives, qu’on vienne me dire que « non, c’est pas grave, ça ira mieux demain ».

Je pourrais appeler mon meilleur pote.
Mais non, on a pas l’habitude de parler de nos soucis, on est des hommes, des vrais, on préfère faire diversion pour ne pas avoir à se livrer. On sait pourtant qu’il n’y a aucune honte à franchir le pas, mais c’est comme ça. On joue avec les mêmes règles depuis tellement longtemps que c’est notre façon à nous d’être naturels.

Je pourrais appeler ma meilleure amie.
Mais depuis quelques temps, on aborde moins les sujets importants. On s’éloigne. On vit chacun nos vies. Et puis de toute façon, ce n’est pas assez grave pour que je déclenche l’alarme émotionnel.

Je pourrais appeler ma petite amie.
Mais j’en ai plus.

Je pourrais appeler mon ex.
Mais ça serait bizarre.

Je pourrais appeler des potes.
Mais j’aurais l’impression de me plaindre pour rien.

Je pourrais t’appeler toi.
Mais j’ai cru comprendre que tu avais des soucis.

Tu devrais m’appeler.
Mais tu ne veux parler à personne.

Le défi

14 novembre 2013 @ 10 h 30

Un mec m’a draguée, l’autre jour. Simplement, naturellement, avec gentillesse et politesse. J’ai fini par lui donner mon numéro. Sans oser lui préciser que je n’étais pas célibataire.

Pendant plusieurs semaines je me suis sentie coupable. J’avais trahi une certaine confiance que l’autre m’accordait, j’avais empiété sur quelque chose de sacré. Plongée dans mes plus sombres réflexions, je me voyais déjà succomber, le laisser et partir. J’avais peur.
A vrai dire, j’ai toujours peur. Peur de me lasser de la sécurité qu’il m’apporte, peur du train-train quotidien, peur de regretter ces années de dramaturgie sentimentale qui ponctuaient ma vie amoureuse. Ces passions turbulentes qui nous rendent fous, le coeur qui s’emballe à la moindre chose, les éclats de rage et de déception aussi. Et puis, l’indépendance. Ca me manque déjà. Un peu.

Je me suis imaginée rencontrer quelqu’un, une personne qui sache me subjuguer comme quelques élus l’ont fait autrefois, je me suis vue résister, résister, et finalement lâcher prise. Des explications, une séparation, une nouvelle vie.

A vrai dire non. Pas de nouvelle vie. Juste l’enfer. Une existence résignée à des passions lycéennes, de longs mois plus ponctués de douleurs que de joies, pour aboutir inévitablement à une rupture épuisante mais nécessaire. Et moi, ado attardée versus the world, de nouveau seule. Seule avec la pensée unique de cet homme, lâchement abandonné pour une vie d’aventure, ayant peut-être refait sa vie ailleurs, donné son amour à quelqu’un d’autre.
Image insupportable. Mon imagination travaille décidément trop bien.
Au placard les peurs et les doutes, les fantaisies tragiques et les mélodrames imaginaires sur d’hypothétiques rencontres fulgurantes. Je me passerai d’une vie entière d’aventure et de rebondissement pour conserver la certitude qu’il est près de moi, et qu’il m’apporte cet équilibre nécessaire, celui qui m’a fait grandir, mûrir, et finalement réaliser que l’aventure peut aussi se faire à deux.
Je ne fuirai pas. Je ne fantasmerai plus sur ma vie passée.
J’ai grandi, bordel. J’ai grandi grâce à lui.

Le mec m’a contactée. Plusieurs fois. Il ne me reverra jamais.

Oublier

14 novembre 2013 @ 9 h 36

Le quart de siècle, l’impression, déjà, d’être vieux. Pas trop moche, pas trop beau, mignon on me dit parfois, mais pas pour la durée. « Je te veux, je ne t’aime pas ».

De l’alcool, des lits, pas trop, mais suffisamment, se réveiller dans un plumard, un patelin inconnu, la sensation, dès le matin, d’être un journal que l’on jette. Soit j’ai visé trop haut soit j’ai visé trop bas, soit je dois (cordialement) ne plus jamais revenir que comme un coup anti-déprime, soit je me dis que, juré, plus jamais je ne tutoierais l’alcool. Tu es belle, timide, cochonne, blonde, rousse, coupe garçonne, Asiatique, des seins parfaits, plus jeune, cougar, je ne sais plus trier, je m’en fous. Le sexe régit l’homme ? Il ne rend pas heureux.

Le quart de siècle, et je suis muet. A aucune, ni même à toi, je n’ai pu dire ce qui me hante. Pourquoi la nuit je veille en priant le sommeil, pourquoi j’espère oublier ton visage, espérant ne jamais t’avoir croisé. 8 longues années et je suis au point m… et je suis à l’arrêt. Pourquoi je veux voir, seule parmi la foule, l’ange qui se détache. 8 années, des fois je veux te rejoindre, l’espace d’un instant. Conneries.

Le quart de siècle, un peu plus, et je suis déjà vieux. Ni enfants, ni famille, je veux juste t’oublier.

Revenir

8 novembre 2013 @ 14 h 15

Je ne suis partie que 3 jours mais en revenant, c’est comme si j’avais été loin d’elle pendant des semaines. Elle ne m’aimait pas plus. Je ne pense pas qu’elle puisse m’aimer plus, qu’on puisse aimer plus. Mais elle me le montrait. Elle me le montre.
C’est égoïste mais j’aime quand elle m’aime.

In your face l’orientation scolaire

7 novembre 2013 @ 23 h 58

Un jour on m’a dit que, quand même, sortir d’une école de ZEP ne me permettrait pas d’avancer dans ce collège si prestigieux, si exigeant. J’y suis sorti avec les honneurs pour leur faire chier.
Un jour elle m’a dit que j’étais peut-être faite pour une filière plus simple, et que ce serait bien de – pourquoi pas – choisir un autre lycée ayant moins de renommée et pouvant se permettre d’accueillir des élèves médiocres. Je n’ai pas voulu l’entendre.
Un jour il m’a dit que rester dans cette fac était le top pour moi, que chercher mieux ne ferait que me décevoir. J’ai passé les concours, j’ai été prise, il m’a unfriend de rage.
Un jour je me suis dit qu’après tout, ça doit être vrai tout ce qu’ils disent. Peut-être que je n’ai pas un destin glorieux. Peut-être que croire autant en moi n’est pas modeste. Peut-être que je devrais m’arrêter là.
Sauf que, un jour, quelqu’un a voulu croire en moi. Quelqu’un a vu tout le contraire d’Eux. L’élite ce ne sont pas des hommes dépressifs et pervers narcissiques. Ce sont aussi des passionnés qui ont tenu bon.
Alors aujourd’hui, pour honoré ceux qui m’ont aidé, soutenu, ou reconnu, et même pour ceux qui n’arrivent pas à voir en moi l’ambition, je tiens bon et je vais au bout de mes rêves. Coûte que coûte.

One sweet day

7 novembre 2013 @ 22 h 39

Un jour, j’arrêterai de me demander pourquoi les hommes célibataires géniaux que je côtoie me voient seulement comme « une amie » (ou tout autre terme définissant des rapports platoniques).
Ce jour là, j’arrêterai d’être à l’affût de leurs regards, leurs réactions, leurs gestes à mon égard.
Parce que ce jour là, tu seras à mes côtés.
Je n’aurai rien à prouver, rien à changer, rien à transformer, si ce n’est prouver mon amour pour toi, changer les heures en jours et en nuits passionnées et transformer le monde en un festival sans fin.
Je les regarderai, heureuse de les savoir mes amis (ou tout autre terme définissant des rapports platoniques) et heureuse de nous voir comblés.
Mais puisque ce jour là n’est pas encore arrivé, puissais-je avoir la sagesse de savourer les instants à leur côtés (de façon tout à fait platonique).

Et puis je me demande.

7 novembre 2013 @ 16 h 59

Il y a cette femme dans la rue, en bas de chez moi.
Le matin je la croise quand je vais travailler, elle est cachée sous sa couette, un petit caddie juste à côté.
Je la croise quand il fait beau, quand il pleut, et quand il commence à faire froid.
Une fois en fin d’après-midi, je lui ai donné une petite pièce. Le reste du temps je ne lui donne qu’une pensée. C’est un peu triste.

L’autre soir, en rentrant, elle parlait avec quelqu’un, elle souriait.
Elle disait qu’elle n’avait pas encore songé au suicide.
Ça m’a fait quelque chose au coeur.
J’ai continué mon chemin.

C’est la dernière fois que je l’ai vue.

Et puis quand je passe devant ce petit coin carrelé de la rue, tout vide, je pense à elle et je me demande…

L’hôpital et la charité

7 novembre 2013 @ 16 h 29

C’est le matin, il fait beau, je me dis que j’ai de la chance et que j’ai un peu envie d’aller au boulot ! Une aubaine, je descends les escaliers de l’immeuble 4 à 4 encore ensuquée et rêveuse. J’ouvre la porte de l’immeuble.
Une voix que je ne connais pas m’interpelle du côté que je ne regardais pas en sortant de mon immeuble : « ATTENTION ! »
Atterrissage violent à la réalité des matins dans les rues grenobloises : la rue qui klaxonne, un danger qui menace !

Me demandant ce que je pouvais bien risquer sur le trottoir devant mon immeuble, je tourne la tête interloquée : gros plan sur une cycliste en pleine accélération sur le dit trottoir qui n’a la place que pour maxi 2 piétons et qui est apposé à une rue ou les voitures roulent vraiment trop vite la matin.
Même pas le temps de réagir… Ouf… Elle m’a juste frôlée. J’ose quand même un commentaire maladroit et pâteux « Mais vous n’êtes pas sur la bonne route Madame ! »…. Elle est loin déjà, je la vois juste de dos en train de secouer la tête : elle désapprouve…
Vraiment ?
Vraiment ? Genre, j’ai vraiment dit « vous » et « la bonne route » ?
Vraiment ? Genre, la cycliste ne comprend pourquoi je râle ?

J’allais justement détacher mon propre vélo en face, comme tous les matins.
Comme tous les matins, je comptais forcer les véhicules qui roulent toujours trop vite au passage piéton pour accéder à mon vélo.
Et maintenant comme toutes les deux semaines, je manque de me faire heurter violemment par un/une copain de transport doux…

La piste cyclable est en face bordel ! Si t’es à vélo et que tu es sur le trottoir, c’est à toi de faire attention, pas à moi-piéton.
Voilà ce que j’aurai voulu lui dire…

Promis, dans deux semaines, j’arrête le prochain cycliste qui est sur le dit trottoir et je lui dit vraiment et j’espère pacifiquement ce que j’en pense. Si je ne dors pas debout et si je ne me le suis pas pris…

Switch

7 novembre 2013 @ 16 h 18

Je suis en transition, en période d’essai, en apesanteur. A tout moment, je peux tomber, être débranchée….
Des matins chagrins, des soirées endiablées… Mon quotidien, ce quotidien.
Aujourd’hui, tu es ici, demain, tu n’en sais rien…
Autant vivre pour soi, rien que pour soi.. Des rencontres, des sourires, des pleurs, des envies, des espoirs, des chutes, des adieux.
Tout se mélange ce soir, cette nuit.