Ah Ah Ah… Non !

25 mars 2013 @ 16 h 10

Je me souviens d’un repas de famille.
On était tous là, à discuter entre adultes et enfants, à ne pas se comprendre, se mentir, s’imaginer que tout allait bien le temps du week-end, à enchaîner les propos futiles et les sujets sérieux sur la politique du gouvernement et des programmes de France 3.

Toujours est-il qu’au moment des questions concernant l’école, le second trimestre et ce que nous allions faire plus tard, mes cousins et moi, je faisais profil bas.
Non pas parce que j’avais de mauvais résultats (j’étais plutôt dans la moyenne), mais parce que je n’avais strictement aucune idée de ce que je voulais faire « plus tard ».

Le tour de table commence par une de mes cousines, et surprise, elle baisse les yeux et ne veut pas répondre.
Parfait.
Ça me laisse du temps pour trouver un métier assez crédible à leur présenter quand le micro familial arrivera vers moi.

Toutes mes tantes se retrouvent à insister sur le pourquoi du silence de ma cousine, avant qu’elle ne crache le morceau : d’une voix timide, elle annonce que l’année prochaine, elle veut faire une formation pour être pâtissière.

J’éclate de rire.
Sérieusement : Pâtissière. Ce n’est pas un métier, c’est un passe-temps, ou alors une passion, mais pas un truc sérieux quoi…
Moi, dans ma tête, j’avais préparé la réponse « Informaticien ».
Avouons que ça le fait, question « métier générique ».

Malaise.
Tout le monde me regarde.
Ma cousine pleure, se lève de table, et part se réfugier dans une chambre.

Je viens de me foutre ouvertement de sa gueule, en face à face.
J’essaye de me dédouaner en expliquant « qu’en fait, ce n’est pas vraiment ça, que je n’ai pas voulu dire que c’était nul, mais… », rien n’y fait, le mal est fait.

On me somme d’aller m’excuser, ce que je trouve un peu injuste (parce que je suis con).

Pendant que je bafouille quelques mots idiots pour expliquer à quel point je me sens coupable, je me dis que c’est quand même fou de se mettre dans un état pareil à cause de MA réaction. Je ne suis rien, et pourtant, je viens peut-être de briser ses rêves en trois secondes.

Good job.
Good job.

Le temps a passé depuis ce fameux jour.

Comme prévu, elle est devenue pâtissière bien avant que Faustine Bollaert minaude devant un macaron à la rhubarbe, pendant que moi, je me cherche encore.

La mort vous va si bien

25 mars 2013 @ 14 h 51

Que passe t-il lorsque vous allez mourir ?
Qui prendra en charge votre enterrement ?
Qui viendra se recueillir sur votre tombe ?
N’a-t-on jamais dit que la popularité se mesure par le nombre de personnes présentes à vos funérailles ? (Mieux que le Klout, je vous le dis)


Mais qu’en est-il pour les célébrités ?
Est-ce la même chose ?


Sur les réseaux sociaux et en particulier sur Twitter…(qui vient de passer le cap de 7 ans d’existence. Non. Pas encore mort comme certains services de Google…)
Nous observons…que dis-je, nous subissons une vague de tweets de tout genre dès que nous savons qu’une personne célèbre vient de disparaître.


Nous avons plusieurs types de tweets :
Des personnes tristes de sa disparition.
Des personnes qui savaient qu’elle ne lui restait pas beaucoup de temps à vivre.
Des personnes qui la connaît par coeur comme si c’était elle.
Des personnes qui balancent les meilleurs moments de sa vie.

Des personnes qui citent ces propos diffamatoires.
Des personnes qui avaient préparées le dossier spécial en cas de décès.
Des personnes qui affirment qu’elle méritait de mourir.
Des personnes heureuses d’apprendre sa disparition.


Quand une personne célèbre meurt, la populasse telle un vautour attendant sa mort, se jette dessus et tente d’écrire le truc, la citation, un article, faire un dessin, rendre hommage pour être le premier à le faire.

Je me demande si à ma mort, j’aurais le droit à un gif animé.

Des inconnus m’ont fait mal

24 mars 2013 @ 21 h 37

Ils m’ont fait mal. Ils ont marché contre mes droits et ils m’ont fait mal. Ils ont justifié le fait que certains voulaient me refuser des droits et ils m’ont fait mal. Ils ont brandi le drapeau de la liberté d’expression et ils m’ont fait mal.

Non, rien ni personne ne peut justifier ou expliquer qu’on manifeste contre les droits d’une personne qui n’a pas la même orientation sexuelle que la majorité tout comme on ne justifie pas ceux qui crient leur haine contre des personnes d’une autre couleur de peau ou d’une autre religion.

Non, la liberté d’expression ne peut pas s’appliquer à tout. Elle ne peut s’appliquer à l’expression d’une haine.

Oui, dire d’un autre être humain qu’il ne peut pas faire quelque choses pour la seule raison qu’il est homosexuel est de l’homophobie.

Ils m’ont fait mal. Et je ne l’oublierai pas.

O’brother

24 mars 2013 @ 10 h 29

J’ai un frère.
Un frère à qui je ne parle pas vraiment.

Je l’ai toujours admiré parce que c’est l’ainé.
J’ai essayé de m’affirmer en tant qu’individu à part entière pour la même raison.

Mon frère et moi, on ne partage pas grand-chose.
Dans ma tête, il a la vie que je n’ai pas, il est solide comme un roc, et il ne sait pas à quel point je peux être nul face à lui.

Je crois qu’une fois ou deux, j’ai essayé de faire comme dans les séries américaines, de lui dire que je l’aime en le serrant dans mes bras; ça n’a pas été un franc succès.

Je suis quelqu’un de très ouvert.
Je peux parler de choses extrêmement intimes avec la première personne rencontrée sur internet un soir de blues.

Mais avec mon grand frère, rien ne sort.
Il ne sait pas toutes les épreuves que j’ai traversées en son absence, tout comme je ne conçois pas qu’il puisse pleurer quand ça ne va pas.

Mon frère et moi, on est liés, mais on n’a rien en commun.
Mais c’est mon frère quand même.

Éclair de lucidité

23 mars 2013 @ 13 h 03

Il y a bien longtemps que j’ai arrêté de prendre mes parents comme modèles.
Parce que je suis devenu comme eux.

Follow the white rabbit

22 mars 2013 @ 9 h 18

Il y a des jours où ce n’est pas le jour. Vous avez beau planifié votre journée, il y a parfois un imprévu.

Cet imprévu, cette variable inconnue, cette chose imprévisible.

Aujourd’hui, vous êtes en retard. Ce rendez-vous qui vous met la pression, ce rendez-vous où vous ne deviez pas être en retard.

Votre sang s’accélère, vous cherchez votre souffle. Haletante.

En retard. En Retard. EN RETARD. EN RETARD!

Vous sortez de chez vous rapidement.

Pas de chance, l’ascenseur ne fonctionne plus. Vous devez prendre les escaliers.

Vite. VITE !

La bouche de métro… bouchée par les milliers d’usagers.

Dépêchez-vous. DÉPÊCHEZ-VOUS !!

Dans la rame de métro entre un journal sur le visage et une haleine de café derrière l’oreille. Le voyage pourrait être pire.

Vous sortez du métro de justesse. Oui car on a beau s’excuser pour passer parmi le bétail, aucun mouton ne bouge et reste là à contempler le paysage ou encore mieux, lorsqu’une personne bouge d’1 mm en pensant qu’il y a assez de place pour que vous passez.

De justesse, vous sortez de votre station. DE JUSTESSE !

Vous courez dans les longs couloirs souterrains parisiens… Le jingle de Fort Boyard dans la tête, vous imaginez Passe-Partout devant pour vous guider le chemin….

Malheureusement, devant vous. Une personne que vous ne pouvez pas dépasser car :
- Elle est sur la voie de gauche et s’arrête dans les escalators.
- Elle marche de travers devant vous et là, vous pensez même qu’elle devine votre trajectoire de marche.
- Elle est perdu et cherche son chemin en pivotant sa tête de gauche à droite.
- Elle n’arrive pas à valider son passe magnétique.
- Elle cherche son passe magnétique dans son sac qui ressemble à celui de Mary Poppins !

Vous zigzagez comme vous pouvez. Vous pensez que vous allez réduire votre temps de transport.

En fait non. Vous êtes en retard. En retard. En Retard. EN RETARD. EN RETARD!!!

Luke, je suis ton père !

20 mars 2013 @ 18 h 14

Durant l’enfance, la majorité des petits garçons se retrouvent à un moment ou à un autre en admiration face à leur père. Figure qui doit lui montrer l’exemple, l’enfant n’aura de cesse de l’idéaliser, au point d’en faire son modèle, son héros. L’enfant cherchera différentes manières d’obtenir l’approbation ou au moins un peu de son temps, en s’intéressant aux mêmes choses que son paternel, ou bien à l’inverse en le provoquant. Et le temps faisant son œuvre, le garçon devient adolescent et commence à entrevoir les failles de son père (alcoolisme, absence…).




Dans mon cas, il fut question d’adultère. Pas que je m’en soi rendu compte sur l’instant, mais les années passantes et mon sens de la déduction s’accentuant, les pièces du puzzle finir par se mettre en place. Et même si je ne devais pas être la personne principalement blessée, je ne pouvais pas m’empêcher de lui en vouloir, et cela, encore de nos jours. Créant en moi cette peur d’être un jour comme lui, et me poussant à démultiplier les efforts pour ne pas lui ressembler sur aucun point, « tuer le père »…




Et c’est à ce moment-là, en posant les yeux sur mes amis et leurs parents, que j’ai pu me rendre compte qu’aucun d’entre eux n’avait la relation magique telle qu’on peut la voir dans Dawson ou d’autres teenage show US. Aucun d’entre eux n’avait leur père qui venait dans leur chambre pour discuter avec eux à la fin de journée quand la plus belle fille du lycée leur avait ri au nez suite à leur déclaration d’amour ou bien quand ils ne savaient pas ce qu’ils allaient faire comme poursuite d’étude.




Et plus le temps passe et plus j’ai l’impression qu’un fossé profond s’est creusé entre lui et moi… Moi perdant l’envie de faire des efforts même si cela ne m’empêche pas de toujours l’aimer, et lui restant lui-même. Et alors que je le vois commencer à diminuer avec l’âge et que je prends conscience que bientôt il ne sera plus là, une partie de moi sait pertinemment que ce n’est pas ce qui fera que nous aurons finalement cette relation fantasmé. Cependant, une fois qu’il sera parti, je sais que je resterai là avec mes regrets et mes souvenirs, délaissant complètement la colère que je pouvais avoir envers lui et souhaitant avoir passé plus de temps avec lui. Me laissant seul avec cette question « C’est ça être père ? »

Critique musicale en do majeur

19 mars 2013 @ 12 h 26

Je lisais ce matin sur Atlantico un article audacieux qui se résume parfaitement par son titre :  » The 20/20 Experience : Justin Timberlake en fait trop « 

Depuis plus de deux mois, mon entourage me bassine avec ce grand retour, comme si l’ex de Britney / l’actuel de Jessica (Oui, je suis victime d’un flux d’informations inutiles) avait été enlevé par les Farcs et qu’il avait enfin eu le droit de ressortir un album, alleluia !

Même chose pour David Bowie tiens. Tout le monde mouille son pantalon depuis que le monsieur a sorti son album, alors que 99% de ces mêmes personnes n’iront jamais le voir en concert, parce qu’ils ne connaissent pas un seul de ces morceaux (surtout que c’est en anglais).

Et pendant que les publicitaires décortiquent l’album de Woodkid pour savoir quelle voiture ils vont nous vendre avec, j’entends déjà d’ici le gimmick concernant les Daft Punk (« L’album électro de l’année » contrebalancé par le hit « Oui, mais ce n’est pas aussi bon que Discovery quand même »).

Pendant que j’essaye de défendre n’importe quelle artiste française qui possède un album non pas parfait mais intéressant malgré tout, on me prémache le travail en me faisant une inception de mots-clés positifs parce qu’apparement, le producteur de Beyoncé a mis en ligne un extrait de 5 secondes du prochain tube de la diva, et qu’on annonce depuis que sa prochaine vidéo Youtube atteindra le milliard de vues en 12 heures.

Alors oui, vous qui achetez des vynils de Metronomy pour retrouver un son pur qui n’a jamais existé, vous qui ne lisez pas Télérama parce qu’ils sont trop élitiste à vos yeux, vous qui utilisez Deezer ou Spotify parce que vous avez accès un catalogue impressionnant qui vous sert à écouter le dernier Rihanna en illimité, sachez que je n’aime pas votre monde musical.

Mais rassurez-vous, vous n’aimez pas le mien non plus.

Cap ou pas Clap ?

19 mars 2013 @ 10 h 18

Il y a peu j’ai franchi un cap,
Tu as été à mes côtés pour le « fêter » mais depuis ce dîner, plus rien,
Comme si « notre » lien avait été brisé

Que s’est il passé ce soir-là?
Comment se fait il que depuis, aucun signe de vie de ta part?

Dois je comprendre que ce « cap » a été le « Clap » final de notre histoire?

Si tel est le cas, je tenais juste à te remercier pour les moments passés ensemble.

Ps: Miss you…

Laissez le temps qui court, court…

18 mars 2013 @ 21 h 44

Qu’est-ce que le temps et à quoi ça sert ?
Sur Wikipedia, le temps est un concept développé par l’être humain. On ne sait que mesurer a proprement parlé du temps écoulé.


Le voit-on ? Pouvons-nous le toucher ?
Le temps est-il le même pour tout le monde ?
On parle de secondes, minutes, d’heures et d’autres parlent de Passé ,Présent et de Futur.


Mais le temps peut être aussi un mouvement, un changement d’état. D’un point A au point B, d’un état initial à l’état final.


Mais il passe ce temps. Ce temps nous indique si nous sommes en avance ou en retard.


Mais dans tous les cas, ce temps. Vous ne pouvez pas le contrôler ni le changer. Vous le subissez.