Rêve éveillé.

12 décembre 2014 @ 0 h 19

Si tu savais ce que je donnerais pour t’avoir dans mes bras. Pour une heure, une nuit ou toute la vie. Me délecter de ton odeur. Caresser tes cheveux, te déposer un bisou dans le cou pendant que tu dors, après une folle nuit d’amour.
J’en ai si souvent rêvé que parfois j’ai l’impression de l’avoir déjà fait. L’impression de connaître déjà chaque parcelle de ton corps. D’avoir déjà parcouru chaque centimètre carré de ta peau. Je la sens, là, sous mes doigts. Et plus j’y pense, plus le désir me submerge. Il faut pourtant bien se réveiller. Ta peau n’est pas sous mes doigts. Mes bras ne t’enlacent pas. Je me sens aussi triste et vide qu’un arbre sans feuilles, l’hiver. Immense frustration. Je voudrais passer ma vie à rêver. De toi.
Tu as envahie mon coeur. Je l’avais pas prévu, je le voulais pas.
Et si je ne te l’ai jamais dit, je te le dirais donc ce soir pour la première et dernière fois. Je t’aime.

Pourquoi?

27 novembre 2014 @ 20 h 11

Je ne comprends pas. Non. Vraiment.
Il faut m’expliquer quelque chose: ce détail ci, ce détail là, parce que je suis perdue, paumée, c’est complètement insensé, je ne comprends pas.
Pourtant, j’ai bien lu, j’ai bien compris, j’ai essayé de baisser ma garde, exprès.
Oui j’ai fais des erreurs mais réparables! Réparables!
C’est quoi? Quoi? Mon physique encore une fois? Ma maladresse, encore une fois?
Ou parce que, vraiment, définitivement, je ne suis pas assez bien?
Dis moi! Parce que pleurer ne m’aide pas à comprendre. Non. Vraiment pas.

La vie en rose.

27 novembre 2014 @ 13 h 58

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Aujourd’hui tout va bien. Je ne sais pourquoi, je suis apaisé. J’ai décidé d’arrêter de voir tout en noir. De reprendre le cours de ma vie là où je l’avais laissé, de continuer à avancer. Refaire des projets, prendre soin de moi, sortir, rigoler… Fonder une famille, ça me plairait. Je ne sais combien de temps ça va durer, la vie est bien trop aléatoire pour le prévoir. Peut être pour toujours, qui sait.
Mais en tout cas aujourd’hui tout va bien. Et j’avais simplement envie de vous le dire.

Les hommes plus âgés

27 novembre 2014 @ 13 h 33

C’est bizarre.

Il y a un instant j’étais posé sur une chaise trop petite, maudissant Hegel, ou Descartes, ou un autre, je ne sais plus vraiment. L’instant d’après on fêtait sur les Champs la fin du bac. Je faisais un peu plus jeune que mon âge il parait, et c’est ça qui t’attirait, Toi la vieille de 19 ans.

L’instant d’après je suis posé sur une chaise trop petite. Je n’ai rien à maudire à part les rtt trop rare. Je fais un peu plus vieux que mon âge il parait, et c’est ça qui attire ton sosie. Elle la jeune de 20 ans.

Ça ne fait jamais que 10 années écoulées, et je n’ai rien vu passer.

Bref, je suis rentré dans les « j’aime les hommes plus âgés ».

Une note d’amour

30 octobre 2014 @ 20 h 28

Je t’aime.

Je ne sais pas si tu me lis mais je te le dis, je t’aime toi.

Toi et tes tâches de rousseur, ton nez qui te complexe tant moi je l’aime bien. Si je ne dors plus c’est toi, si je boude c’est toi, si je ri c’est toi mais toi tu n’entends pas …
Nous sommes si semblables, l’on s’entend si bien et pourtant nous cherchons tous les deux quelqu’un d’autre.

Et si l’on essayait ? Tous les deux.

Monde de merde

30 octobre 2014 @ 17 h 29

J’en ai marre d’être un « crocodile ».
Ça y est, tu t’emballes car « les mecs qui affirment ne pas être des crocodiles », c’est justement un des points qui donne raison à ce projet.
Si j’en ai marre d’être un crocodile c’est parce que ça m’agace de marcher derrière une femme, la voir jeter 2, 3, 4 regards derrière elle pour finalement changer de trottoir. Ça me fait de la peine de savoir qu’elle est en train de s’imaginer tout ce qui pourrait lui arriver. De deviner l’inquiétude la gagner peu à peu sans même être certaine que changer de trottoir pourrait vraiment la sauver du crocodile qui la suit. Quand est-ce que le monde va enfin changer et que les hommes vont perdre leurs écailles ?

Monde de merde.

Aw

23 octobre 2014 @ 22 h 51

C’est fou ce qu’un simple regard peut marquer parfois. Le temps passe, les rencontres se font et se défont, mais il me suffit de me souvenir de la première fois ou ces yeux se sont fixés sur moi pour me rappeler avec une nostalgie douce et chaude la tendresse que leur bleu argenté m’ont promis pour les quelques mois qui ont suivis. Chacune des rares fois que je la revois je me rend compte qu’avec ce seul premier regard elle m’as volé un petit bout de moi que je ne récupérerai pas, et même si les choses en sont restées là et que nos rapports d’aujourd’hui sont innocents, je le lui laisse volontiers.

un mois

23 octobre 2014 @ 16 h 30

Dans un mois je prends un an.
Je me sens vieille.
Pourtant si jeune dans ma tête, mes collègues n’en reviennent pas. Peut être à cause de mes yeux souvent étonnés, toujours brillants de curiosité et de temps en temps boudeurs.
Certaines personnes de mon âge sont mariées depuis des années, ont des enfants et compagnie.
Moi je suis là, toujours chez ma mère, sans mari ni même copain, sans tout ça.
Je ne les envie pas pour ça.
Je les envie pour le temps qu’ils n’ont pas perdu dans leur vie.
Bref, je prends des rides et des cheveux blancs, étonnant pour une enfant.

V.I.D.E.

23 octobre 2014 @ 11 h 34

L’écho a révélé mon utérus : vide.
De nouveau, vide.
La vie qui s’installe. Puis brutalement, le vide.

Et le médecin : « Je suis désolé. C’est vide. »
Vide. Vide. Vide. Vide. Vide. Vide.

Emballer sous vide.
Avoir peur du vide.
Laisser un grand vide.
Regarder dans le vide.
Tourner à vide.
Avoir une case vide.
Faire le vide.

Vide.
C’est vide.
JE SUIS VIDE.

Soustraction

16 octobre 2014 @ 11 h 06

Je t’ai perdu, ce jour là.
Tout ce que j’ai toujours su de toi, ce que j’ai éprouvé pour toi, ce que j’ai pleuré, prié pour toi.
Ce jour dans le parc où tu m’as serrée contre toi, hoquetant de douleur, les joues brûlées de larmes. Nos doigts noués, dans un élan de solidarité, d’amitié, de courage.
La campagne baignée de soleil, parfumée au raisin mûr; la soupe trop chaude et trop poivrée pour moi; les profiteroles gigantesques que l’on mangeait avec des grosses cuillères; les macarons au thé; les pintes de bière à la pèche; ta voix douce et éraillée.
Tout ça est perdu pour toujours.